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Sécurité

Inspection générale !


La "grande visite", une revue de détail des équipements

safety1 Tout le matériel des remontées mécaniques est rigoureusement inspecté et testé durant les étapes clés de sa fabrication et de son exploitation. Le fabricant de l’appareil et le personnel des remontées ont mis au point des procédures de contrôle d’une rigueur extrême. Procédures qui sont appliquées quotidiennement. Afin de parfaire cette surveillance, la SEVABEL en confie la supervision à des experts et des organismes indépendants. L’ensemble du dispositif est chapeauté par le Ministère des Transports. À toutes ces vérifications, vient s’ajouter une inspection encore plus poussée : La Grande Visite. « Régulièrement, chaque appareil va être entièrement démonté et vérifié ».Nous explique Clément Jay, directeur d’exploitation. « Les pylônes subissent un examen approfondi, des experts détaillent les piliers et diagnostiquent très précisément l’état des structures. Un procédé (magnétique) permet de faire apparaître la moindre micro fissure dans le corps du pylône. Les potences sont démontées et chacune des pièces va en être vérifiée. Les cabines sont décrochées de leur câble et débarrassées de leur carrosserie, elles sont inspectées dans les moindres détails. d’arrivée et de départ sont scrutées centimètre par centimètre. Les moteurs principaux et de secours, ainsi que les réducteurs, sont renvoyés à l’usine pour révision. Les câbles sont l’objet d’un soin particulier. Un appareil de contrôle magnéto inductif est placé à un point fixe de l’une des station. Le câble est mis en route et défile dans l’instrument, devant un oeil électronique. La plus infime anomalie, le moindre rétrécissement d’un fil sont signalés sur un graphique. Le câble est ensuite l’objet d’une réparation ou d’un changement. C’est un travail de fourmi qui peut durer jusqu’à près de 4 mois. Le tout est enfin remonté et subit un test général où le poids des skieurs est simulé par des bidons remplis de sable. Voilà, sommairement résumés, les grands points de la grande visite ». Alors, si vous voyez sur des pylônes des traînées résiduelles de “peinture” blanche, rassurez- vous, ce sont les traces laissées lors de l’un de ces contrôles.

Les hommes en jaune

safety2 De l’ouverture à la fermeture des pistes, les pisteurs secouristes veillent sur le confort et la sécurité des skieurs. Avant l’ouverture des remontées mécaniques aux skieurs, les pisteurs effectuent une reconnaissance au cours de laquelle ils vérifient l’état de chaque piste. Le matériel de sécurité est contrôlé : filets, jalons indiquant les zones dangereuses, matelas de protection… C’est seulement après cette reconnaissance que les skieurs sont autorisés à dévaler les pentes. Les pisteurs, quant à eux, vont occuper leur journée en réalisant des patrouilles, à la disposition des skieurs pour les informer sur les conditions du jour, afin de leur permettre de mieux profiter du domaine skiable. Une permanence aux postes de secours est toujours assurée, et les 36 pisteurs des Menuires sont tous reliés par radio. Prêts à intervenir au moindre accident, ce sont eux qui prodiguent les premiers soins aux blessés et les conditionnent pour une évacuation en traîneau.

Spectaculaire, le déclenchement préventif d’avalanche

safety3 La station des Menuires a la chance de bénéficier d’un domaine skiable particulièrement sûr, cependant pour chaque station, les risques d’avalanche constituent une préoccupation majeure. Dans un esprit préventif, les pisteurs artificiers déclenchent régulièrement de petites avalanches pour protéger les pistes à l’aval de secteurs sensibles. Chaque station respecte un PIDA (Plan d’Intervention de Déclenchement d’Avalanche) qui détermine avec précision les zones à traiter et indique les démarches à effectuer.

Des coulées déclenchées par téléphone

Les CATEX (Câble Aérien de Transport d’Explosifs) sont des installations fixes qui permettent d’acheminer une charge explosive, accrochée à un câble, jusqu’à un point précis du versant. Le souffle de l’explosion fait alors partir la plaque de neige instable. Plus faciles à utiliser, les GAZEX (gaz explosif) ont la forme de gros tubes métalliques recourbés, à l’intérieur desquels se mélangent de l’oxygène et du propane. Principal avantage de l’équipement : l’explosion peut être déclenchée depuis le bas de la station, par une ligne téléphonique codée ou un ordinateur connecté à un émetteur radio. Comme il n’est pas concevable qu’une coulée de neige spontanée, ou déclenchée par le poids de skieurs en hors-piste, déborde sur une piste balisée, les pisteurs s’investissent à fond dans leur mission. Les tirs matinaux, même s’ils occasionnent un peu de retard dans l’ouverture des pistes le lendemain de chutes de neige prolongées, vous préparent une journée des plus tranquilles.

Sécurité Les grandes visites 2002

safety4 Non. Il ne s’agit pas d’une animation touristique, mais d’une opération d’entretien réglementaire, réalisée sur chaque remontée mécanique au bout de quinze ans d’exploitation, puis renouvelée dix ans plus tard. Ces contrôles techniques approfondis, qui s’ajoutent aux traditionnelles maintenances annuelles, sont spécifiques aux appareils téléportés. Chaque pièce, chaque élément est minutieusement ausculté : dès que l’on quitte le sol, le niveau de sécurité doit être infaillible. Au cours de l’été 2002, deux installations, sur les 24 que compte le domaine des Menuires, ont été totalement étudiées : le premier tronçon de la télécabine des Bruyères et le télésiège des Allamands.


Des mois de travail

safety5 En ce qui concerne la télécabine des Bruyères, la gare motrice a été démontée ainsi que le groupe moteur. Celui-ci a été révisé chez le constructeur. Au niveau de la gare aval, le système de tension du câble a lui aussi été soigneusement passé en revue. En prévention, des contrôles spécifiques, visant à détecter d’éventuelles fissures au niveau des soudures, ont été effectués à tous les niveaux. Par ailleurs, l’ensemble des équipements de la ligne elle-même a été déposé à terre à l’aide d’un hélicoptère, avant d’être démontés et passés au peigne fin. Toujours en prévention, des axes neufs ont été installés. Enfin, les cabines ellesmêmes ont été révisées. Quant au télésiège des Allamands, il a subi le même type de vérifications au niveau des véhicules et d’une partie de la ligne. Du démontage aux procédures d’essai, en passant par le nettoyage, les contrôles, le remontage, les réglages, ces deux grandes visites ont démarré courant mai, pour se terminer en début de saison.

Télécabine des Bruyères (1er tronçon)

  • Télécabine 12 places
  • Distance entre les deux gares : 1 267 mètres
  • Dénivellation : 398 mètres (départ 1 828 mètres ; arrivée 2 226 mètres)
  • 14 pylônes
  • 40 cabines

    Télésiège des Allamands

  • Distance entre les deux gares : 1 492 mètres
  • Dénivellation : 448 mètres
  • 16 pylônes
  • 150 véhicules

    En toute sécurité

    safety6 Malgré le niveau et l’ampleur de son domaine skiable, la station n’en oublie pas pour autant les débutants et les très jeunes skieurs. Plusieurs espaces leurs sont réservés : les jardins d’enfants, fermés, mais aussi une piste bleue, totalement protégée, située sur la Croisette. Aux Menuires, la sécurité de tous constitue une véritable culture, le service des Pistes porte une attention toute particulière aux filets de protection, aux chicanes et au balisage. Par ailleurs, avec la création du skieur cross, les plus grands disposent, eux aussi, de leur espace ludique. Les petits montagnards peuvent skier rassurés, en attendant le jour, encore lointain, de goûter eux-mêmes aux joies du skieur cross.

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